Mon poisson rouge, ce héros…

mars 24, 2009

J’ai toujours aimé les animaux.

Et généralement, ils m’aiment bien aussi.

Du coup, je me demande bien où ça a pu coincer.

Mon premier compagnon fut un hamster. Mon père considérait que c’était un excellent moyen de grandir et de se responsabiliser. Je m’en occupais avec soin, veillant à son confort en nettoyant régulièrement sa cage (la vraie raison était que si je ne changeais pas sa litière, ça sentait la mort dans ma chambre).

Il mourut au bout de quelques semaines dans des circonstances mystérieuses (mettant fin par la même occasion à mon expérience scientifique « combien de gommes un rongeur peut-il ingérer ? » avec un score de 2.5).

Un second vint remplacer le premier. Cette fois-ci, j’eus le temps de m’y attacher, lui apprenant notamment à grimper le long de mon bras. Je n’en fus que plus malheureux lorsqu’un soir, je découvris une cage vide et le chat de ma sœur tout ronronnant, allongé juste à côté (ce fut sans doute le début de ma haine pour les chats, mais je vous en reparlerai).

Devant mon émoi, mon père préféra oublier l’idée du compagnon animal durant quelques années.

Puis vint Mistouflette, petite boule de poils canine de sexe masculin. J’adorais jouer avec lui, le promener, le nourrir ou lui lancer la balle (et casser un carreau accessoirement). Mais Mistouflette était aussi un vilain fugueur. Mon père, en homme prévenant, avait installé un grillage tout autour de notre cour. Il me mit en garde contre ma sale habitude de ne jamais fermer le portail, prédisant la disparition de mon chien.

Ce qui devait arriver arriva. Mistouflette se carapata un soir et finit par se prendre pour un passage de roue de voiture. Le fautif qui avait oublié de fermer le portail n’était autre que… mon père.

Autant vous dire qu’il ne me sermonna plus jamais au sujet des portes mal fermées.

Les animaux, c’était fini pour moi. Puis vint le moment de mon départ pour la grande ville et l’arrivée de Rhododendron, mon poisson rouge d’appartement.

Et autant vous dire qu’il est la preuve vivante que les membres de son espèce ne sont pas cardiaques.

Lui et son bocal séjournant sur le plan de travail de ma kitchenette, Rhododendron est exposé à tous les dangers. C’est ainsi qu’un jour, mouvement brusque en cause, une quantité non-négligeable d’eau de vaisselle vint rendre visite au poscail.

Plus récemment, il du se réfugier dans sa magnifique caverne en plastique, un couteau à steak étant venu se planter dans le gravier de son bocal, le malotru..

Pas rancunier pour deux sous, Rhodo continue de venir se faire chatouiller le dos lorsque je plonge un doigt dans l’eau.

Enfin, il préfère quand même que je n’oublie pas de m’essuyer les mains après avoir manipulé de l’eau de javel…

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Coupable jusqu’à preuve du contraire…

mars 18, 2009

Lundi dernier, j’ai tué un ours.
Il voulait me piquer ma place de parking.
Et ce matin, un agent de police est venu frapper à ma porte.
-Bonjour Mr. Nawaak. Est-ce vous qui avez tué un ours lundi dernier ?
-Non monsieur l’agent.
-Etes-vous sûr que vous ne me mentez pas ?
-Non monsieur l’agent.
-Très bien. Merci. Au revoir.
Il était pas très malin ce policier…

Quand je serai grand, je serai pompier…

mars 17, 2009

Quand on est petit, « qu’est-ce que tu veux faire quand tu seras grand ? » est généralement la première question que l’on vous pose (juste après « Pourquoi as-tu fais des trous dans les rideaux du salon avec tes ciseaux ? »). Pour ma part, je sus très tôt que je voulais faire « monsieur qui vérifie que l’eau de la piscine soit bonne pour les gens ». J’appris plus tard que le terme exact était « analyste chimique .

Il fallait lier l’origine de cette vocation à mes nombreuses excursions à la piscine municipale, et ce dès mon plus jeune âge, ainsi qu’à l’observation de ce singulier personnage qui prélevait de l’eau dans d’étranges flacons. Lorsqu’en plus, l’intéressé me révéla que les personnes exerçant sa profession pouvaient tout aussi bien vérifier la non-toxicité des fraises ou des boites de raviolis, je fus conquis.

Seulement voilà, lorsque l’on pose la fameuse question à un petit garçon de cinq ans et que celui-ci vous répond « analyste chimique », nombreux sont ceux qui tombent des nues. Devant la réaction des gens, je compris bien vite que la bonne réponse était plutôt « policier », « pilote de formule un » ou « pompier ». Ce fut par ce dernier choix que je m’appliquais désormais à répondre à chaque fois que l’on me posait la question.

Si je vous raconte tout cela, c’est parce que bien des années plus tard, je n’ai pas changé d’avis. Cette séquelle juvénile me mena jusqu’aux portes de la faculté de chimie, me propulsant dans la vie trépidante d’étudiant.

C’est ainsi que la semaine dernière, vers deux heures du matin, alors qu’une insomnie m’avait amené à faire le tri dans mes montagnes de cours, je découvris que je devais rendre un dossier de dix pages sur « les méfaits du plomb » pour le lendemain.

Si en plus, ami lecteur, je te révélais que ce fut cet instant précis que ma connexion internet choisie pour me lâcher, tu ne me croirais pas. Et tu aurais raison. Car ce fut mon ordinateur, le fourbe, qui refusa fermement de démarrer, m’obligeant à enfiler mon manteau pour prendre la direction du cybercafé le plus proche.

Habituellement, le bus passe juste au pied de mon immeuble. Mais à cette heure avancée, il fallait rejoindre la ligne de nuit, située cinq cent mètres plus loin. Une vingtaine de minutes plus tard, j’atterrissais à mon point de chute. Il était deux heures trente et mon cours ne débutait qu’à neuf heures, ce qui me laissait largement le temps de confectionner un beau dossier. Mais le cybercafé, lui, fermait à cinq heures. Dommage Mr. Nawaak. Je réglai donc la somme nécessaire pour rester jusqu’à la fermeture (2€30 de l’heure, toute heure entamée devant être payée, vaseline non incluse) et me jetai sur le premier PC venu.

Je soupirai en remarquant qu’alors qu’il ne s’était pas manifesté de la soirée, Morphée semblait décidé à me rendre une petite visite, au moment précis où ma situation réclamait toute mon attention. Enfoiré !

Durant le peu de temps dont je disposais, je mis toute mon énergie dans la réalisation de ce foutu dossier. Je me permis même de rendre la chose moins scolaire en précisant que les Romains, ces andouilles, avaient chopé la cerise à cause de leur plomberie constituée de plomb (en des termes plus châtiés, certes).

Mais à cinq heures moins le quart, mon dossier ne comptait que huit pages. Hop, police taille 14. Dix pages et demi. Banco ! Je lançai l’impression et sortis mon porte-monnaie en cuir afin de le mordre très fort au moment où l’on m’amena la facture (étrange, je ne me souvenais pas avoir demander des feuilles recouvertes à la poussière d’or). Mais peu m’importait. Car, coincé sous mon bras, mon dossier sur le plomb était torché achevé.

Je marchais jusqu’à l’arrêt du bus où je pus souffler quelques minutes, avant de percuter qu’il était déjà cinq heures du matin et que par conséquent, les lignes régulières avaient remplacées le service de nuit. Maugréant, je me trainais jusqu’au bon arrêt. J’eus au moins le plaisir d’être déposé par le bus au pied de mon appartement. Cette fois-ci, le sommeil ne se fit pas prier, et je m’endormis comme une masse.

Mon réveil sonna sur les coups de huit heures (c’est drôle, ça passe moins vite lorsque l’on est en cours de maths, trois heures). Douche, petit-dèj’, bus et j’arrivai devant l’université avec dix minutes d’avance. Ne voyant pas mon camarade de cours arriver, je lui téléphonai.
Une voix endormie me répondit.
_« Qu’est-ce que tu fous. Ton réveil est encore en rade ? »
_« Mais qu’est-ce que tu me racontes, le prof nous a dit vendredi dernier qu’il serait absent. Il participe à un forum ou je ne sais quoi. On commence les cours à quatorze heures. »

Héhéhé…

Qui du blog ou du blogueur naquit le premier ?

mars 17, 2009

Au commencement de ma vie de visiteur des « journaux personnels en ligne », je fréquentais principalement les blogs de mes amis, à la fois pour leur faire plaisir mais aussi parce que certains postaient parfois des choses sympathiques.
Malheureusement, le monde des articles « J’te raconte ma vie avec les photos de mon chat en exclu’ » finit par me lasser.

Ce ne fut que bien plus tard que je découvris une blogosphère riche de contenus, aussi variés qu’intéressants (ou pas).
Et derrière ces dizaines d’articles, leurs auteurs. Des blogueurs tous cools, copains et bronzés, influents, invités partout, embauchés dans le monde merveilleux de la presse, conduisant des voitures de luxe, buvant du champagne et devenant les maitres du monde !

Et moi, justement, j’aime bien écrire.
Mais je n’aime pas raconter ma vie.
Alors j’ai décidé de raconter celle d’un autre (d’autres ?…).
Pour le coup, ça risque d’être incohérent, complètement loufoque et de ne ressembler à rien.
Et c’est pour cela que ça pourrait devenir amusant….

Au fait, vous pouvez m’appeler Nawaak, et vous êtes sur nimportnawaak.wordpress.com.